4. Albert Camus, compagnon de doute

Comme pour celle des surréalistes, l’action d’Albert Camus aux côtés des anarchistes a été durablement occultée par les commentateurs de son œuvre et par ses biographes. Faut-il y voir une manifestation supplémentaire du mépris dans lequel les intellectuels bien-pensants ont longtemps tenu le courant libertaire ? Pourtant les preuves de cet engagement ne manquent ni dans ses écrits ni dans sa vie et n’ont pas échappé à quelques auteurs qui en ont fait la démonstration [1]. Au moment de sa disparition en février 1960, la rédaction du Monde libertaire pouvait ainsi rappeler les liens qui l’unissait au célèbre écrivain et rendre hommage à sa fidélité.

Albert Camus, qui au-dessus de tout plaçait l’esprit d’équipe, était notre camarade. Son amitié, qui n’a jamais supposé une adhésion entière à toute les solutions que nous proposons aux hommes, ne s’est jamais relâchée. Sa présence dans nos manifestations, ses contacts avec quelques-uns d’entre nous aux heures difficiles en font foi. [2]

Déjà, en 1948, André Prudhommeaux le présentait, dans le compte-rendu d’une discussion du Cercle des étudiants anarchistes, sous les traits d’un « sympathisant libertaire et qui connaît fort bien la pensée anarchiste ». [3] Camus, lui-même, n’a jamais fait mystère de son attachement à la tradition libertaire tout en refusant d’adhérer formellement à ce qui pourrait ressembler à un parti anarchiste. [4] Il ne manque pas dans ses pièces de théâtre ou ses romans d’indices pour étayer cette thèse. Il suffit de citer des œuvres comme La Peste, L’Etat de siège ou Les Justes pour s’en convaincre. Mais L’Homme révolté constitue sans doute son effort le plus évident dans ce sens. Publié en 1951, aux éditions Gallimard, cet essai contient, en effet, une véritable profession de foi anarchiste. En étudiant les incarnations successives de la révolte historique, artistique ou métaphysique, Camus révèle une ligne de démarcation entre la mesure et la démesure, l’hédonisme et le nihilisme, en d’autres termes, entre le socialisme libertaire et le socialisme autoritaire. Par le choix de ses exemples : Netchaiev, Bakounine, Stirner, Nietzsche, Lautréamont, Dostoïevski, les dandys ou les surréalistes, autant que par son propos, le livre s’inscrit tout à fait dans une problématique libertaire. Comment faire la révolution en évitant le recours à la terreur ? La dernière partie intitulée « La pensée du midi », fait d’ailleurs ouvertement référence au syndicalisme révolutionnaire et au mouvement anarchiste.

Le jour, précisément, où la révolution césarienne a triomphé de l’esprit syndicaliste et libertaire la pensée révolutionnaire a perdu, en elle-même, un contrepoids dont elle ne peut, sans déchoir, se priver. (...) L’histoire de la Ière Internationale où le socialisme allemand lutte sans arrêt contre la pensée libertaire des Français, des Espagnols et des Italiens, est l’histoire des luttes entre l’idéologie allemande et l’esprit méditerranéen. La commune contre l’Etat, la société concrète contre la société absolutiste, la liberté réfléchie contre la tyrannie rationnelle, l’individualisme altruiste enfin contre la colonisation des masses, sont alors, les antinomies qui traduisent, une fois de plus, la longue confrontation entre la mesure et la démesure qui anime l’histoire de l’Occident, depuis le monde antique. [5]

Elle se poursuit sur le même ton par un vibrant appel à une résurrection de l’anarchisme qui offrirait à ses premiers combattants une revanche posthume.

La pensée autoritaire, à la faveur de trois guerres et grâce à la destruction physique d’une élite de révoltés, a submergé cette tradition libertaire. Mais cette pauvre victoire est provisoire, le combat dure toujours. [6]

Une invitation que la rédaction du Libertaire pouvait difficilement ignorer. A la question « le révolté de Camus est-il des nôtres ? » [7], Georges Fontenis répondit par l’affirmative tout en reprochant à l’auteur de présenter Bakounine sous les traits d’un nihiliste endurci. Il admettait toutefois que le livre contenait d’admirables pages. La réception de l’œuvre par le secrétaire général de la F.A. paraît d’autant plus mesurée qu’elle eut lieu au moment de la polémique provoquée par la publication de L’Homme révolté. Tandis que les surréalistes reprochaient au livre ses conceptions artistiques, la gauche marxiste condamnait ses positions politiques. Dans ce contexte, les libertaires apparaissaient comme ses alliés les plus sûrs, peut-être les seuls qui ne risquaient pas de dénaturer son message. Aussi, la semaine suivante, la critique de Jean Vita [8] dans Le Libertaire fut-t-elle nettement plus chaleureuse.

Gaston Leval, qui connaissait pourtant Camus depuis 1945, offrit une réception beaucoup plus réservée à l’ouvrage. Dans une série d’articles [9], il entreprit une défense de Bakounine dont L’Homme révolté dressait un portrait trop caricatural à son goût. Sans que jamais la critique ne vire à la polémique, il releva un à un les points de désaccord. Contrairement aux surréalistes, Gaston Leval conservait toute son amitié à Camus. Il termina d’ailleurs en reconnaissant en lui un véritable disciple de Bakounine. L’étude de Leval donna à Camus l’occasion de s’exprimer dans Le Libertaire. Au lieu de réfuter les arguments de son critique, il protesta de sa bonne foi et admit, à propos de Bakounine, avoir un peu forcé le trait en en faisant un contempteur de la science. Il fit d’ailleurs rectifier dans les rééditions l’un des passages incriminés par Leval. Mais Camus en profita surtout pour renouveler son engagement libertaire tout en en précisant les limites.

(...) c’est par la déification de Marx que le marxisme a péri. La pensée libertaire, à mon sens, ne court pas ce risque. Elle a, en effet, une fécondité toute prête à condition de se détourner sans équivoque de tout ce qui, en elle-même et aujourd’hui encore reste attaché à un romantisme nihiliste qui ne peut mener nulle part. C’est ce romantisme que j’ai critiqué, il est vrai, et je continuerai de le critiquer, mais c’est cette fécondité qu’ainsi j’ai voulu servir. [10]

L’adhésion à l’anarchisme d’une personnalité comme Camus était inespérée pour les militants de la F.A. Mais au delà de la notoriété de l’écrivain et du philosophe, elle leur fournissait surtout un soutien théorique solide. L’Homme révolté est apparu, dès sa publication, comme une des œuvres essentielles de la pensée libertaire contemporaine. En établissant une filiation entre Netchaiev, qui avait collaboré avec Bakounine, et Lénine, Camus mettait l’accent sur la tentation nihiliste de l’anarchisme. La pensée libertaire, à moins d’allier l’humanisme à la révolte, pouvait servir de tremplin à la dictature. Pour éviter cet écueil, il proposait une morale pratique qui correspondait assez bien à l’idéologie de nombreux libertaires d’alors. Dans une période difficile pour le mouvement, c’était l’espoir d’une remise en question et la promesse de lendemains meilleurs.

La seule passion qui anime L’Homme révolté est justement celle de la renaissance. En ce qui vous concerne, vous gardez le droit de penser, et de dire, que j’ai échoué dans mon propos et qu’en particulier je n’ai pas servi la pensée libertaire dont je crois pourtant que la société de demain ne pourra se passer. J’ai cependant la certitude qu’on reconnaîtra, lorsque le vain bruit qu’on fait autour de ce livre sera éteint, qu’il a contribué, malgré ses défauts, à rendre plus efficace cette pensée et du même coup à affermir l’espoir, et la chance, des derniers hommes libres. [11]

Si la thèse de L’Homme révolté ne pouvait qu’emporter l’adhésion des libertaires, son exposé sur la révolte artistique devait tout aussi inévitablement déplaire au groupe surréaliste. En dépit de la polémique déjà évoquée avec André Breton, les deux hommes se conservèrent une estime réciproque. Dans L’Homme révolté, Camus rendait même hommage à la persévérance de Breton et saluait au passage le seul écrivain de son époque « à avoir parlé profondément de l’amour ». [12] Ils devaient se retrouver souvent dans le combat politique aux côtés des militants anarchistes. Au delà de positions esthétiques opposées, les surréalistes et Camus se rejoignaient en effet dans la lutte contre tous les totalitarismes qu’ils soient de droite ou de gauche.

Alors qu’Albert Camus révélait dans L’Homme révolté son attachement à la tradition libertaire, il entrait en conflit avec Jean-Paul Sartre et le groupe des Temps Modernes. C’était une raison supplémentaire pour les anarchistes d’admirer l’auteur de L’Etranger et de prendre sa défense. Depuis quelques années déjà, les relations entre Sartre et Camus s’envenimaient. En mai 1952, un article de Francis Jeanson intitulé « Albert Camus ou l’âme révoltée » [13] ouvrit les hostilités. Dédaignant l’auteur de l’article, Camus adressa directement sa réponse au directeur de la revue dans une lettre datée du 30 juin 1952. Il s’attachait à démonter les arguments de son contradicteur et à dénoncer sa mauvaise foi. Limitée au point de vue du marxisme orthodoxe, la critique de Jeanson passait en effet sous silence les références au syndicalisme révolutionnaire. « La Ière Internationale et le mouvement bakouniniste, encore vivant parmi les masses de la C.N.T. espagnole et française, sont ignorés ». [14] Son inquisiteur ne se donnait même pas la peine de contredire ses arguments mais prétendait l’excommunier définitivement. Camus ne cachait pas son écœurement devant de telles méthodes.

(...) je commence à être un peu fatigué de me voir, et de voir surtout de vieux militants qui n’ont jamais rien refusé des luttes de leur temps, recevoir sans trêves leurs leçons d’efficacité de la part de censeurs qui n’ont jamais placé que leur fauteuil dans le sens de l’histoire. [15]

Dans sa réponse publiée dans le même numéro, Jean-Paul Sartre faisait le constat d’une rupture définitive. L’intellectuel engagé qui avait protesté contre l’existence des goulags dans sa revue Les Temps modernes ne pouvait plus admettre qu’on mette en doute le Parti communiste même sous prétexte de dénoncer la terreur dans la révolution. Le message libertaire de Camus était passé sous silence. Son propos était réduit à une critique humaniste du marxisme, moyen facile pour pouvoir l’accuser de faire malgré lui le jeu de la droite.

Si L’Homme révolté et la polémique qui suivit sa parution éclairent l’adhésion idéologique de Camus à l’anarchisme, ils ne doivent pas occulter son action proprement militante. La fonction d’Albert Camus est aussi celle d’un intellectuel engagé qui signe des pétitions, fait des discours dans les meetings antifranquistes, lance des appels au profit de militants emprisonnés, témoigne dans les procès et participe au comité de rédaction d’une petite revue libertaire, Témoins. Il y cotoie Gaston Leval, Pierre Monatte ou André Prudhommeaux. [16] Mais sa collaboration à la presse anarchiste ne s’arrête pas là puisqu’on retrouve son nom dans un certain nombre de journaux comme La Révolution prolétarienne, avec laquelle il entretient de très bons rapports [17], Solidaredad obrera, et plus tard, Le Monde libertaire.

La participation active de Camus au mouvement fut avant tout motivée par la situation de l’Espagne et des pays du bloc communiste. Il fut, en 1948, en compagnie de nombreux militants libertaires et syndicalistes révolutionnaires, l’un des fondateurs des Groupes de liaison internationale (G.L.I.) qui s’étaient donné pour but de soutenir les victimes des régimes totalitaires par l’envoi d’une aide matérielle et de constituer un bureau d’informations. [18] Son souci du sort réservé aux opposants de Staline et de Franco survécut à la dissolution des G.L.I. l’année suivante. Le sort de l’Espagne, qui était alors au centre de ses préoccupations, l’obligea d’ailleurs à prendre position publiquement. Il fit plusieurs discours en hommage à la révolution espagnole [19] et Le Libertaire du 26 juin 1952 [20] put publier une lettre d’Albert Camus dans laquelle celui-ci expliquait les raisons de son refus de collaborer avec l’U.N.E.S.C.O. Il ne pouvait tolérer la présence du représentant de l’Espagne franquiste dans cet organisme international.

Nous pouvons recenser encore d’autres interventions de Camus aux côtés des libertaires comme son soutien aux militants pacifistes, le 3 et le 9 décembre 1948 par exemple, à la Salle Pleyel pour défendre l’aviateur de l’U.S. Air Force Garry Davis qui se déclarait « citoyen du monde » ou en faveur de Louis Lecoin et de son journal Liberté dans la campagne pour l’obtention du statut d’objecteur de conscience. En outre, il n’hésita pas à mettre en jeu sa propre notoriété pour tenter de faire cesser des poursuites ou d’alerter l’opinion publique. Son témoignage au procès de Maurice Laisant n’empêcha pas la condamnation du secrétaire à la propagande des Forces libres de la Paix. Il lui avait pourtant rendu un vibrant hommage dans sa déposition :

Il me semble impossible que l’on puisse condamner un homme dont l’action s’identifie si complètement avec l’intérêt de tous les autres hommes. Trop rares sont ceux qui se lèvent contre un danger chaque jour plus terrible pour l’humanité. [21]

L’appel dans le numéro de L’Express du 8 novembre 1955 en faveur de Pierre Morain, militant anticolonialiste, eut plus d’efficacité. En plus de prendre la défense des jeunes devant la justice, Camus manifestait également une grande déférence pour les vieux militants qu’il pouvait rencontrer comme Rirette Maîtrejean qui avait fréquenté la Bande à Bonnot. [22]

Dans le mouvement libertaire, Albert Camus passe moins pour un compagnon de route que pour une sorte de maître à penser, si cette expression n’était pas totalement inappropriée pour des anarchistes. Elle conviendrait mieux à des commissaires politiques de la trempe de Louis Aragon ou Jean Paul Sartre. D’ailleurs, pour les libertaires comme pour beaucoup d’autres, Camus finit par représenter une sorte d’anti-Sartre, de la même manière qu’André Breton faisait figure de négatif d’Aragon. Dans la préface à la brochure de Teodosio Vertone sur la pensée et l’action de Camus dans la mouvance libertaire, Roger Dadoun insiste sur cette antinomie.

Quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse Sartre est du côté des pouvoirs, qu’à sa manière tortueuse ou « dialecticienne », il conforte et révère [tandis que Camus] s’attache à préserver, de toute son énergie, ce qu’on pourrait nommer l’écart libertaire : juste la distance, ou la juste distance, qui permet à l’individu de ne pas se faire l’agent actif ou le complice d’une domination. [23]

Ce n’est pas le moindre de ses mérites, Camus est l’un des rares intellectuels que les compagnons pourront ranger dans leur camp dans le conflit qui les oppose aux marxistes. Comme le fera Michel Foucault dans les années soixante dix [24], il leur fournit les outils théoriques nécessaires au renouvellement de la pensée libertaire. Il les exorte surtout à ne pas céder à la tentation du romantisme nihiliste qui constitue la part maudite de l’idée anarchiste.

[1] Voir par exemple les travaux de Progreso Marin, Albert Camus et les libertaires, Toulouse, éditions des Amis de Cénit, s.d. [1966], de Teodosio Vertone, L’Œuvre et l’action d’Albert Camus dans la mouvance de la tradition libertaire, Lyon, A.C.L., 1985, ou plus récemment ceux de Lou Marin, Albert Camus et les libertaires (1948-1960), Marseille, Égrégores éditions, 2008.

[2] « Albert Camus et les chemins difficiles », Le Monde libertaire n°57, février 1960, repris in Albert Camus et les libertaires, Antony, éd. du groupe Fresnes-Antony de la Fédération anarchiste, coll. « Volonté anarchiste » n°26, 1984, p. 30-32. Selon Pascal Pia qui l’avait connu en 1938 à la rédaction de L’Ager républicain, les sympathies de Camus allaient déjà « aux libertaires, aux objecteurs de conscience, aux syndicalistes à la Pelloutier, bref à tous les réfractaires », cité par Charles Jaquier dans la notice qu’il lui a consacré pour le D.B.M.O.F., op. cit.

[3] André Prunier, « Discussion avec Albert Camus », Le Libertaire n°134, 18 juin 1948.

[4] « Est-ce qu’on peut faire le parti de ceux qui ne sont pas sûrs d’avoir raison ? Ce serait le mien », « Dialogue pour le dialogue », Défense de l’homme, juillet 1949. Cette position est comparable à celle de Michel Foucault qui n’acceptait pas le qualificatif d’anarchiste malgré la proximité de ses thèses avec celles du courant libertaire. Voir sur ce point : Salvo Vaccaro, « Foucault et l’anarchie » in La Culture libertaire, op. cit., p. 123-138.

[5] Albert Camus, L’Homme révolté, Paris, Gallimard, coll. Folio / Essais, 1985, p. 372-373

[6] Ibid., p. 374.

[7] Georges Fontenis, « Le révolté de Camus est-il des nôtres ? », Le Libertaire n°296, 4 janvier 1952.

[8] Jean Vita, « Albert Camus. Un témoin de la liberté », Le Libertaire n°251, 12 janvier 1951.

[9] Gaston Leval, « Bakounine et L’Homme révolté d’A. Camus », Le Libertaire du n°308, 28 mars 1952, au n°311, 18 avril 1952.

[10] Albert Camus, « Révolte et romantisme », Le Libertaire n°318, 5 juin 1952.

[11] Ibid.

[12] Albert Camus, L’Homme révolté, op. cit., p. 130.

[13] Francis Jeanson, « Albert Camus ou l’âme révoltée », Les Temps modernes, mai 1952.

[14] Albert Camus, « Lettre au directeur des Temps modernes », Les Temps modernes n°82, août 1952, repris sous le titre « Révolte et servitude » in Albert Camus, Essais, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1990, p. 754-774.

[15] Ibid.

[16] Cf. Charles Jacquier, « Albert Camus et la revue Témoins », Contretemps, n°33, janvier 2009.

[17] Cf. Raymond Guilloré, « Albert Camus et nous », La Révolution prolétarienne, février 1960.

[18] Cf. Roger Lapeyre, « Sur une activité d’Albert Camus », Le Monde libertaire n°57, septembre 1960 repris in Albert Camus et les libertaires, op. cit., p. 41-44 et Gilbert Walusinski, « Camus et les Groupes de liaison internationale », La Quinzaine littéraire, n° 297, 1er mars 1979.

[19] Discours anniversaire de la Guerre d’Espagne au Meeting des Amis de l’Espagne républicaine, juillet 1951 repris dans Témoins, été 1954 et « L’Espagne et la culture », discours à la Salle Wagram du 30 novembre 1952.

[20] Le Libertaire n°321, 26 juin 1952.

[21] « Agression gouvernementale contre les Forces Libres de la Paix. Maurice Laisant condamné », Le Monde libertaire n°5, février 1955, article reproduit in Albert Camus et les libertaires, op. cit., p. 19-21

[22] Sur les relations entre Albert Camus et Rirette Maîtrejean, voir Lou Marin, Albert Camus et les libertaires (1948-1960), op. cit.

[23] Roger Dadoun, « Camus et l’âme de la révolte », décembre 1984, in Teodosio Vertone, L’Œuvre et l’action d’Albert Camus dans la mouvance de la tradition libertaire, op. cit., p. 8.

[24] Cf. Michel Onfray, Politique du rebellle, Paris, Grasset, coll. « Figures », 1997, p. 169-201.