Nombre d’éditions et zones couvertes par chacune d’elles

Habituellement la rédaction du Libertaire ne publie qu’une édition nationale unique. Pendant l’entre-deux-guerres, tous les projets d’éditions régionales ont avorté. Toutefois, il faut noter que le journal a publié une édition en langue espagnole, le 7 octobre 1927, sous le titre El Libertario, ainsi qu’un calendrier pour l’année 1951. [1]

A partir de 1945, paraissent plusieurs titres comme Le Libertaire de Colombes (1945-1946), Le Libertaire de Mâcon (1953-1958) ou Le Libertaire de Vitry (1954), qui ne sont pas des éditions régionales. Ce sont, tout au plus des périodiques édités par les groupes locaux de la F.A. et de la F.C.L., indépendamment ou en supplément de l’édition nationale. Il en va autrement pour Le Libertaire de Nantes. Il s’agit en effet d’un numéro spécial du journal, édité à l’occasion d’un important mouvement de grève dans cette ville pendant l’été 1955.

Le 14 janvier 1933, Le Libertaire avait déjà publié une édition spéciale, tirée à 120 000 exemplaires, en prenant pour titre le mot : « Amnistie ». [2]

Enfin, René Bianco signale encore dans sa thèse, l’existence de nombreux bulletins corporatifs édités par les groupes de la F.C.L. dans les années cinquante sous les titres suivants : Le Libertaire Renault (Billancourt, 1950-1953), Le Libertaire P.T.T. (Paris, 1953-1958), Le Libertaire T.R.T., (Paris, 1954) et Le Libertaire Michelin (Clermond-Ferrand, 1954). [3]

[1] René Bianco consacre à ce calendrier une fiche de son Répertoire des périodiques anarchistes de langue française, op. cit., p. 456.

[2] Ibid., p. 116.

[3] Ibid., p. 1342 et p. 1349-1353.